"La technique la plus parfaite est celle que l'on ne remarque pas" - Pablo Casals

Quelques réflexions, quelques idées et, j'espère, quelques conseils utiles

Braser de l'aluminium

C'est possible et facile pour de petites pièces : brasure aluminium "basse température" (380°C) + lampe à souder.

Il est conseillé de bien brosser les pièces (brosse inox) et de frotter la baguette pour passer à travers la couche d'alumine qui se forme sur toute pièce en alu.


Ici, c'était pour rallonger un dipôle (diamètre 10 mm) un peu trop court.

Connecteurs d'alimentation

Pour alimenter transceivers et amplis de puissance en très basse tension continue (12 à 50 V), j'utilise les connecteurs Anderson Power Products, série SB2/50A. Ils sont spécifiés pour 600V et 50A. Ils sont hermaphrodites, donc il n'y a qu'un modèle et il est impossible d'inverser la polarité. La résistance de contact est très faible et il y a beaucoup moins de chute de tension qu'avec les cosses.

Pour les équipement de petite puissance alimentés en 12V, les connecteurs XLR sont pratiques : 3 contacts max. 16A et 4 contacts max. 10A.

Et bien sûr, à l'occasion les cosses à sertir, mais c'est moins performant, moins fiable et non protégé contre les inversions de polarité.

Propagation VHF

Pour mieux comprendre ce que "voit" notre antenne de réception, imaginons que le soleil soit l'émetteur et notre oeil le récepteur. 

Propagation directe ("optique") - photo 1 : 

Recevoir le signal dans des conditions de propagation en espace libre revient à regarder directement le soleil. On a une source quasi ponctuelle et très peu d'atténuation. C'est le cas entre deux points hauts en visibilité directe, entre une station terrestre et un satellite, entre la terre et la lune. Cela permet les communications spatiales, à condition que l'atmosphère et l'ionosphère atténuent peu le signal.

Atténuation en fonction de la distance en 144 MHz pour une propagation "directe" (entre antennes isotropiques) : - 6 dB chaque fois qu'on double la distance, voir graphique

Propagation troposphérique - photo 2 : 

La source n'est plus ponctuelle, mais résulte de la diffusion de l'onde dans les irrégularités de la troposphère.d'où l'importance d'avoir une vue dégagée sur l'horizon.

Atténuation en fonction de la distance en 144 MHz pour une propagation "tropo" (entre antennes isotropiques) : voir graphique

Rôle du sol et de la mer - photo 3 :

Le sol joue un rôle de moins en moins important quand la fréquence augmente. En VHF néanmoins, les lobes formés par l'interférence de l'onde directe et de l'onde réfléchie sont encore marqués, surtout en présence d'un plan conducteur comme l'eau de mer.

Propagation ionoshérique - photo 4 :

L'effet miroir de la couche ionisée (altitude de l'ordre de 100 km) permet une propagation temporaire (de quelques secondes à quelques heures) très intense vers une zone très localisée, entre 1000 et 2500 km de distance. C'est un phénomène saisonnier : mai à juillet en Europe.

Meteor Scatter - photo 5 :

La trainée ionisée créée par l'entrée dans la très haute atmosphère des météorides est un réflecteur efficace, mais fugitif des ondes radio. La durée du phénomène est proportionnelle au carré de la longueur d'onde : de l'ordre de la seconde en 50 MHz et du dixième de seconde en 144 MHz. La puissance du signal réfléchie est proportionnelle au cube de la longueur d'onde.

Les arbres : ils ont deux effets notables. 

A - ils masquent la source de façon sélective en fonction de la fréquence. L'effet est négligeable en HF et en VHF si l'épaisseur de la zone arborée est faible (mais une forêt va complétement atténuer les VHF). En UHF et au-dessus, un seul arbre peut bloquer le signal. 

B - les arbres étant sensiblement à la même température que le sol qui est très supérieure à celle du ciel "froid", le bruit thermique capté par l'antenne est augmenté. C'est un inconvénient pour la radioastronomie ou les communications spatiales si des arbres ou d'autres objets se trouvent dans la direction des lobes (même secondaires) de l'antenne.

Transverters

Afin de simplifier leur mise en oeuvre, j'ai adopté le concept suivant pour mes transverters (1296, 2320, 2400 et 10368 MHz) :

- transverter au plus près de l'antenne

- commande PTT par le câble coaxial reliant le transverter au transceiver

- alimentation 12 V par une prise unique XLR à 3 broches (+, - et éventuellement sortie moniteur)

- boîtier électrique plastique ou bien boîtier en aluminium fabriqué sur mesure avec feuilles d'alu, cornières et rivets pop

Modification LNB pour synchro GPS